« Mais que l'on crève de l'absence ou qu'on crève un abcès c'est le poison qui coule »
Noir Désir
« So close no matter how far » Metallica
Toute vie, tout être oscille, monte et descend, va et vient, tourne et vire, confronté à ses choix.
S'imaginer n'avoir pas le choix, c'est choisir de ne pas choisir, dialectique du maître et de l'esclave où chacun est tour à tour le bourreau de l'autre.
Il faut savoir trancher la question
L'erreur serait de devenir son propre bourreau
"Je suis la plaie et le couteau
Je suis le soufflet et la joue
Je suis les membres et la roue
Et la victime et le bourreau"
Baudelaire
Race binaire
Comportement bipolaire
Manichéisme qui oblige à s'emmurer vivant
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Entre le Ciel et la Terre
Entre le marteau et l'enclume
Entre le pour et le contre
Entre le vrai et le faux
Entre le nord et le sud
Entre le Bien et le Mal
Entre l'audace et la crainte
Entre feu et glace
Entre fièvre et frisson
Entre sagesse et folie
Entre force et faiblesse
Entre silence et bruit
Entre lumière et ombre
Entre les deux ton cœur balance
Entre dans la danse âme seule qui souffre
Tu as parcouru le soleil et la lune
Tu sais l'une et l'autre extrémité
Tu as touché le fond et les sommets
Tu t'es penchée au bord des précipices
Tu as levé les yeux vers les gouffres du ciel
Tu as crié : « Où est mon équilibre ? »
Mais du sol au plafond
C'est ton écho qui te répond
« Equilibre... libre... libre »
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Impossible issue ? L'être, pris dans ses contradictions comme dans les fils d'un piège, considère surtout la verticalité, comme s'il ne s'agissait que de monter ou de descendre : "tenir le haut du pavé", "ascension sociale", "monter en grade", et à l'inverse, "être au plus bas", "descendre dans l'estime de quelqu'un", "être au ras des paquerettes".
L'homme n'est pas fait pour la verticalité, il tient seulement debout. Qui peut rester en l'air, en "haut" ? Trouver sa place n'est pas se grandir pour écraser les autres, ce n'est pas se sentir supérieur et vouloir être "au-dessus", c'est s'imposer, se poser, s'opposer, faire FACE pour faire obstacle.
Les barrières, pour être efficaces, ne sont jamais verticales.
Il faut donc cesser de croire que choisir c'est aller d'un extrême à l'autre. Faire un choix consiste à mesurer à peser, comme la balance. Or, jamais on ne pèse à la verticale. Seule la dimension horizontale permet un équilibre durable.
Tout est question de largeur : à quel degré faut-il ouvrir l'éventail ? Plus le panel est large, plus l'embarras du choix est grand. C'est ainsi que l'on sort du dilemme: plus question de choix entre deux extrêmes, seulement un choix. Un choix infini de possibilités. Reste seulement à faire le geste : ouvrir l'éventail, ouvrir les bras.
Etre là sans être loin
Etre proche sans étouffer
Etre l'un contre l'autre, tout contre.
La verticalité est un vertige
Question d'équilibre
Choisir entre deux bras plutôt qu'entre haut et bas
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Les soleils étendent chaque soir
De sang et d'or leur agonie vermeille
Et merveille des merveilles
Renaissent tremblants au matin
Entre le début et la fin
Tout recommence
Infiniment semblables les jours et les nuits
Lumières noires ou ombres blanches
Ame lente qui s'élance
Toi seule sais les infimes différences
Entre hier et aujourd'hui
Entre le passé qui te hante
Et l'avenir qui te sourit
Entre le refus et l'envie
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Entre les deux ton cœur balance
Balance, balance
Horizontal comme les interludes d'une vieille pendule
Mais s'il balance
Tu es en vie
Je suis là mon petit soleil de mon coeur, je t'aime fort